Ta liberté, ta vie, n’appartiennent qu’à toi. Mais personne ne t'attends !

Toi seul as la clé du monde et de ton avenir ! A toi de t'en saisir !

Personne ne t’explique le monde ! Est-ce normal ?  

Aussi bizarre que cela paraisse, que ce soit à la télévision, à la radio, dans les journaux, et même à l’école, personne ne t’explique le monde.

Tout t’est présenté en vrac: insécurité, violence, guerres, mouvements sociaux et grèves, économie, concurrence, écologie, racisme, etc. Et personne ne décripte le monde.

Pourtant les choses ne sont pas si compliquées.

On peut presque dire que le monde est simple:

Si on ne te l’explique pas simplement, c’est qu’il y a des raisons.

Il y a des "immensément riches" qui veulent l’être plus encore et le rester. Et il y a des pauvres, et des "immensément pauvres", qui veulent avoir une vraie vie.

Même si cela ne fait pas plaisir à entendre, pour les immensément riches tu es un futur pauvre; ils veulent que tu le sois et que tu le restes.

Car la source de la richesse des « immensément riches »: la richesse provient du travail des salariés.

Le travail humain est la source de toute richesse.

Le travail des salariés transforme la nature en produits manufacturés qui deviennent des marchandises.

Celles-ci ne sont pas la propriété des salariés, car ils ont vendu leur force de travail à un patron, contre un salaire.  Et pour survivre, ils ne peuvent pas faire autrement.

Le fruit de leur travail, c'est-à-dire les marchandises, sont la propriété des patrons qui leur ont acheté leur force de travail.

C’est la production et l’échange des marchandises qui est la source de la richesse  des « immensément riches ».

L’organisation de tout cela s’appelle « le capitalisme ».

L’exploitation de l'homme par l'homme est au cœur des malheurs du monde

La source de toute richesse c’est le travail humain.

Mais l’immense majorité des êtres humains est spoliée des fruits de son travail. 

Un immense racket est organisé sur la planète entière pour mettre la main sur les richesses et les contrôler. 

Ainsi les « immensément riches » agissent-ils comme des prédateurs sur le monde entier, pour accroître leurs propres richesses, source de leur pouvoir. 

La pauvreté, la misère, les SDF, mais aussi la faim dans le monde, les conflits et les guerres, ont pour origine cette soif de prédation des richesses par une minorité d’individus dont tu ne fais pas partie. 

Aujourd'hui les attaques contre les salariés grecs, portugais, espagnols, français, etc. sous prétexte de combattre la crise, vise en fait à renforcer l'extortion de richesses au seul profit des plus riches.

Qu’est-ce qui s’achète sur le "Marché du Travail" ?

Personne n’explique à personne ce qu’est le marché du travail !

L’école n’en dit rien.

Or, si tout le monde sait ce qu’est le "Travail", personne n’explique le terme "Marché" dans l’expression "Marché du travail".

Le Marché du travail, c’est comme le marché du samedi à Dieppe (ou ailleurs), ou comme le Supermarché.

Ce qui s’achète et se vend sur le marché du travail , ce n’est ni du fromage, ni des voitures, ni des fringues.

Sur le Marché du travail, ce qui s’achète ou se vend ce sont les qualifications et les compétences, c'est-à-dire la « force de travail ».

Les qualifications s’acquièrent à l’école, au lycée et à l’université:

Le diplôme garantit leur qualité; c’est, en quelque sorte, l’étiquette de la marchandise.

  • => Le Patron, ou l’entreprise, est l’acheteur.
  • => Le Salarié est le vendeur.
  • => Le prix de vente s’appelle le salaire !

Le salarié a besoin de vendre sa force de travail pour pouvoir survivre.

Le patron a besoin d’acheter de la force de travail pour faire marcher son entreprise.

Les salariés ont besoin de meilleurs salaires pour mieux vivre: c’est pourquoi ils se syndiquent, revendiquent, luttent, et parfois font grève.

Le patron veut payer toujours moins cher la force de travail. C'est pourquoi il se syndique, combat les revendications des salariés, fait jouer la concurrence entre les salariés, et délocalise.

Un fort chômage fait baisser les salaires (effet de la concurrence). (Augmenter le chômage, c'est ce à quoi le gouvernement travaille, au service des patrons)

Quelle différence entre un esclave et un salarié ?

Certains disent: "être salarié c'est être escalave", ou encore "esclave ou salarié c’est pareil" !

C’est faux.

Dans les sociétés esclavagistes,  ce qui se vendait c’étaient les hommes et les femmes. Le propriétaire les faisaient travailler comme des salariés, mais l’esclave n’était pas libre hors de son travail. D’ailleurs il n’était jamais libre ! Car l’esclave était tout entier la propriété de son patron.

Le salarié est un homme libre. Ce qu’il vend, ce n’est pas sa personne mais sa Force de travail, c'est-à-dire ses qualifications et ses compétences. Certes, il perd une partie de sa liberté pendant son temps de travail.

En effet, le salarié n’est pas libre pendant la durée de son travail, mais il le redevient dès la porte de l’entreprise franchie, à la fin de sa période de travail.

C’est pourquoi la définition de la durée du travail est fondamentale ! Les 35 heures et les congés payés sont vraiment des Libertés ! Le droit de grève aussi !

C'est aussi pourquoi la question de la défense de de la retraite à 60 ans est fondamentale ! Car la retraite c'est un moment où le salarié redevient pleinement libre de son temps, libre d'aller et de venir.

Hors du travail, le salarié est libre d’aller et de venir : c’est un droit fondamental défini dans la constitution de la République et dans les textes européens.

Voilà ce qui différentie la société esclavagiste et la société capitaliste dans laquelle nous vivons.

Un syndicat c’est fait pour se défendre !

Le syndicat c'est un groupe de salariés qui se rassemblent,  s'unissent et s'organisent pour se défendre, pour se faire entendre, pour conquérir des droits nouveaux.

C'est un outil pour que les salariés obtiennent une meilleure rémunération de leurs compétences et de leurs qualifications sur le marché du travail.

Les patrons ont, eux aussi, leur syndicat,  le MEDEF. Leurs objectifs sont  d’obtenir que le prix du travail (c’est à dire les salaires) soient le plus bas possibles.

De même les patrons veulent que les salariés aient le moins de temps libre possible (c’est pourquoi ils combattent les 35 heures), que les salariés aient moins de congés payés (c’est pourquoi ils développent l’Intérim), parce qu’ils les veulent plus longtemps au travail pour toujours moins cher. 

Plus les salariés sont nombreux à se syndiquer et s’organiser, plus ils sont forts et plus ils peuvent gagner. Il en y a de nombreux exemples dans le passé, et même plus récemment.

Le syndicat des salariés c'est un outil à leur service, et au service de leurs revendications. C'est du moins la conception qu’a la CGT du syndicalisme.

Le syndicat permet aussi de faire se rencontrer des salariés de toute la France, venant de branches professionnelles complètement différentes…

Cela permet aussi de défendre les salariés privés d’emploi.

La Cgt c’est qui ? C’est quoi ?

La CGT c’est la 1ère organisation syndicale qui a été créée en France. Elle a plus d’un siècle (1895).

Très longtemps elle a été la seule. Mais sa force s’accroissant, et les acquis sociaux avec (création des congés payés, de la semaine de 40 heures, du code du travail, la sécurité sociale, la retraite, etc.), le patronat et les partis politiques réactionnaires ont travaillé à la division.

Des scissions se sont produites dans la CGT, suivies de réunifications. Mais à partir de la Guerre froide (1947), le mouvement d’émiettement du syndicalisme est allé croissant. Aujourd’hui la CGT reste le plus puissant syndicat, mais elle n’est plus seule.

L’émiettement du syndicalisme c’est la faiblesse de tous les salariés.

La CGT, ce sont des syndiqués : des hommes et des femmes, jeunes et moins jeunes qui décident de s'organiser pour se défendre. Dans la CGT, ce sont les syndiqués qui sont "auteurs", "acteurs", "décideurs".

Concrètement, ce sont les syndiqués qui décident des orientations de leur syndicat, qui élisent leurs responsables syndicaux, qui décident des actions nécessaires.

Tous les salariés peuvent adhérer à la CGT, quelles que soient leurs opinions religieuses, philosophiques, culturelles ou politiques, leur nationalité ou leur situation .

Mais aussi quelles que soient leurs situations : privés d'emploi, précaires, retraités, jeunes, ouvriers, ingénieurs, étudiants-salariés. La liste est aussi longue qu'il y a de situations.

La Cgt, ses principes, ses buts.

Son but est de défendre, avec les salariés, leurs droits et intérêts professionnels, moraux et matériels, sociaux et économiques, individuels et collectifs.

La CGT lutte pour la construction d'une société plus solidaire, plus démocratique, de justice, d'égalité et de liberté qui réponde aux besoins des hommes et des femmes. Elle agit pour une société libérée de toute exploitation et domination, contre la discrimination de toutes sortes, le racisme, la xénophobie et contre toutes sortes d'exclusion.

Elle agit aussi pour l'égalité entre les hommes et les femmes. De plus, depuis toujours, elle milite en faveur de la paix et des droits de l'homme.

L'indépendance, c'est essentiel pour être lucide et efficace.

La CGT décide en toute indépendance à l'égard du patronat, des pouvoirs publics, des gouvernements, des organisations politiques, religieuses, philosophiques ou autres.

Le droit de grève est une liberté individuelle !

Comme toutes les libertés individuelles il faut défendre le droit de grève !

Seuls les salariés des pays libres bénéficient du droit de grève !

Le droit de grève en France est:

  •  · un droit garanti par la Constitution,
  • · un droit individuel des salariés,
  • · Bref, c'est une liberté individuelle

Au contraire de ce qui est annoncé dans les médias, le droit de grève n'est pas un droit des organisations syndicales.

Les salariés exercent librement leur droit de grève.

Le droit de grève a été reconnu à la fin du XIXe siècle comme  un droit individuel et de légitime défense,  qui peut attenter à d’autres droits.

La Constitution de 1946 (la Constitution est la loi fondamentale de la République), dont le préambule a été conservé comme Préambule de la Constitution de 1958 (5ème République) le consacre comme liberté fondamentale.
Or, puisque le droit de grève est un droit individuel, aucun salarié ni aucun citoyen ne peut priver

d’autres salariés de leur liberté de faire grève.

Pour la CGT il n'est pas pensable de porter atteinte à la liberté individuelle de faire grève ou non.

C'est pourquoi le projet gouvernemental qui prévoit un « accord de prévisibilité de service », dans lequel les salariés seraient invités à faire connaître leur participation à la grève 48 heures à l’avance est liberticide.

L’Organisation internationale du travail n’admet le service minimum que lorsque des questions de santé et de sécurité sont en jeu. Pas en matière de transport, ni d’éducation.

Le projet gouvernemental de limiter le droit de grève est bien un projet liberticide.

Attention: lorsque l'on s'attaque aux libertés individuelles ce sont toutes les libertés qui sont attaquées. C'est pourquoi un tel projet doit être combattu vigoureusement.

Principe de base : Le syndicat n’existe pas sans adhérent !

Le syndicat ? C’est une association de femmes et d’hommes libres.

Comme toi ils et elles veulent vivre libres. 

Qu'est-ce que le syndicat ? C'est une association qui a plus de droits qu'une simple association ! C'est pourquoi les patrons veulent supprimer les syndicats de salariés. 

Les syndiqué(e)s ? Ce sont les adhérents du syndicat. Ce sont des gens comme toi: Comme tous les salariés ils travaillent et ils sont exploités. 

Mais ils savent que seul(e) on est faible face au patronat exploiteur.
C’est pourquoi ils se sont groupés dans le syndicat. 

Car l’union fait la force. => D’ailleurs en anglais le syndicat se dit « UNION(s) ».
Et le groupement local des syndicats CGT s'appelle aussi "UNION"= l'Union locale CGT de Dieppe.Face à ton patron tu es seul ? Regroupe-toi dans le syndicat !
Si tu veux te défendre et défendre ta liberté,

Si tu en as marre d'être exploité => Syndique-toi CGT

Aide-toi et le syndicat t’aidera !

Méfie toi de ceux qui te disent : « Ne t’inquiète pas, je m’occupe de toi » ; ils te mentent car ce n'est pas vrai !  Ils s'occuperont pas de toi !

Occupe-toi de toi, syndique–toi !

Ta liberté, ta vie, n’appartiennent qu’à toi.

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